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16.05.2008
LES POUPONNIERES UN DRAME POUR LES ENFANTS
Après une enquête menée auprès des pouponnières du district d’Abidjan, nous avons trouvés que ces pouponnières étaient véritablement un drame pour ces réjetons, ces laissés pour contre, abandonnés, volés, vendus, exploités…
Sont-elles stériles ? Certaines femmes africaines sont abandonnées par leur mari. Sous le choc, elle se met à boire, puis devienne folle .De belles femmes plantureuses, qu’elles étaient, il ne reste plus qu’une épave en proie au délire. Poursuivies par la même fatalité de la stérilité, des femmes deviennent voleuses d’enfants. Certaines mères, par contre n’hésitent pas à abandonner ou tuer leur progéniture. Convoités à prix d’or ou rejeté, l’enfant est souvent au centre de drame d’une atrocité insoupçonnable.
PRISONS POUR BEBE
Spectacle et désolation. Des enfants aux yeux tristes nous regardant silencieusement. Nous risquons un sourire pour rassurer ces petits minois apeurés. Rien n’y fit. Bien au contraire, ils se tiennent à distance respectueuse, nous fixant toujours de ce regard sans joie, sans flamme. L’âge de ces pensionnaires varie entre un an et plus donc le plus âgé avait deux ans et demi. Un âge où l’enfant épanoui, balbutie à longueur de journée, égrène des rires à vous à vous faire fondre le cœur, se dépense en galipette de toutes sortes. Mais c’est tout fait le contraire pour notre petit ami de deux et demi qui ne jouit pas d’une enfance heureuse, le visage hermétique, promenant derrière lui une espèce de chiffon aux couleurs noisette qui sert de couche. Ces enfants n’osent pas s’approcher des adultes ou visiteurs. A l’intérieur, on ne peut réprimer un pincement de cœur à la vue de ces petits pleurant et vociférant dans leur berceau. Des rangés de petits berceaux, dans un décorum froid, impersonnel, puant fort la pisse. Les pleurs des enfants résonnent comme des armes qui crépitent. Combien de temps pleurent t-ils là, seuls, sans qu’un adulte ne leur tende les bras ? Dans les pouponnières, les cris et les pleurs sont la chose la mieux partagée. On ignore les jeux, les loisirs, les rires et les câlins qui rassurent.
La vie des bébés dans cet univers, est incroyablement triste, dénués de toute chaleur, de toute tendresse et affection. Il faut dire qu’ils sont considérés comme des enfants anormaux. Leur venue dans ce monde n’est telle pas indésirable par leurs propres parents.
Quand ils ne sont pas jetés, abandonnés, ils sont aussi victimes de certaine coutume. On préfère les abandonnés quelque part dans une décharge, des poubelles, des caniveaux, dans la broussaille (surtout dans les périphéries) pour sauvés l’honneur de la famille.
Etre déclaré indésirable sans même avoir demandé à naitre, voilà qui n’est banal. Mais il n’en demeure pas moins que ce petit de chose est un être humain, une vie à maintenir, coûte que coûte, avec tout ce que cela suppose de la chaleur humaine.Celle –ci n’est pas mentionnée dans les règlements ; cette tache ne doit revenir qu’aux personnes ayant réussir à adopter un enfant. Ce qui aura retenu notre attention lors cette visite, ce sont des femmes pour la plupart stérile, qui sont à la recherche d’enfants abandonnés.
Dans les pouponnières, il leur faut des papiers nécessaires pour y avoir droits. Par contre elles en trouvent dans les broussailles et les poubelles, comme certaines femmes qui fréquentent les pouponnières depuis belle lurette pour l’adoption d’enfants.
LES DIFFICULTES
Notifions ces enfants sont fortement privés de sorties détentes, jeux et surtout le manque d’affection afin d’éviter qu’ils deviennent caractériels. Au niveau de la cote alimentaire, la pouponnière connait d’énormes difficultés ; les circuits de distribution sont assez flou, favorisent la disparition des vivres, d’où un manque de criard lait pour enfant .Les nombreux dons prennent d’autres destinations tandis que les enfants y vivent comme dans un milieu carcéral où ils prennent rarement de l’air .Et pourtant ! Les pouponnières ont une administration qualifiée où les rôles sont bien définis.
Certains ne se vantent-ils d’avoir fréquenté les prestigieuses écoles européennes. Mais à cet âge les enfants n’ont encore besoin que d’une bonne mère pour les aider à grandir. Hélas, le métier de la mère ne s’apprend pas jusque là dans une école. Il faut beaucoup plus de temps que des diplômes pour cet pour cet emploi à vacation hautement cardinale. On ne peut à aucun moment, s’acquitter de cette tache de mère fut-elle adoptive ou temporaire.
Les pouponnières ont, bien sûr à aider des humaines. Leur existence encourage encore l’abandon des enfants quand on sait qu’ils ne mourront pas et qu’ils sont recueillis par une bonne âme ou par une pouponnière.
Tant que la peur du déshonneur des familles supplantera celle de la mort des nourrissons nous aurons longtemps encore des enfants abandonnés. L’esprit des pouponnières doit changer et l’on devait admettre les mères désespérées afin qu’elles s’occupent elles même de leur progéniture.
Après cette expérience la jeune mère au bout d’un mois ou deux ne sera plus tentée de se séparer de sa progéniture. L’autre solution consisterait à trouver une famille d’exception pour l’enfant .Mais les conditions d’adoption étant si rigides et les démarches si lentes, bon nombre de parents désistent devant la lourdeur de l’administration. Aux affaires sociales, la priorité en matière d’adoption est octroyée aux demandes proprement des nationaux en raison e la forte demande. Cependant, l’adoption n’est pas n’est pas un acte gratuit compte tenu u contexte économique pénible très peu de parents nationaux acceptent d’adopter un enfant présentant des malformations difficiles et onéreuses à corriger.
Nous ne notifions qu’un enfant à plus besoin d’une assistance particulière en le protégeant de toute atteinte, en lui donnant ce que tout enfant attend des adultes : une éducation et d’amour. Et lui laisser la chance d’exister normalement et pleinement.
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